Les pelouses calcaires de Gommecourt
Un patrimoine naturel d'exception au cœur du Vexin français
Introduction
Dominant la vallée de la Seine depuis des millénaires, les coteaux calcaires de Gommecourt abritent l'un des écosystèmes les plus remarquables du Bassin parisien. Ces pelouses sèches, véritables joyaux de biodiversité, constituent un témoignage vivant des interactions séculaires entre l'homme et la nature. Aujourd'hui protégées au sein de la Réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine et intégrées au réseau européen Natura 2000, elles représentent un patrimoine naturel d'une richesse exceptionnelle.
Formation géologique et contexte des coteaux
Un héritage du Bassin parisien
Le Bassin parisien est une vaste cuvette sédimentaire accumulant des roches d'origines marine, lacustre et lagunaire sur jusqu'à 3 000 mètres d'épaisseur. C'est dans ce contexte géologique que se sont formés les coteaux de Gommecourt.
Les coteaux de la Seine, notamment sur la commune de Gommecourt, sont le prolongement des coteaux de la Roche-Guyon qui préfigurent les paysages normands du crétacé. Ces falaises crayeuses, sculptées par l'érosion de la Seine au fil des millénaires, forment aujourd'hui un amphithéâtre naturel exposé plein sud, condition essentielle à l'établissement des pelouses calcaires.
La craie, socle des pelouses calcaires
Le site couvre des coteaux calcaires sur les communes de Bennecourt, Gommecourt, La Roche-Guyon, Haute-Isle et Vétheuil, marquant l'impressionnant dénivelé entre le plateau du Vexin français et la vallée de la Seine. Les falaises sont composées de craie du Crétacé supérieur, parfois surmontées de calcaire lutétien appelé localement "pierre de Chérence".
Les coteaux sur craie, surtout lorsqu'ils sont abrupts, hébergent des milieux naturels parmi les plus reconnus pour leur biodiversité. La perméabilité de la craie crée des conditions particulières : l'eau s'infiltre rapidement, laissant en surface un substrat sec et compact qui ne convient qu'à des espèces végétales très spécialisées.
Qu'est-ce qu'une pelouse calcaire ?
Définition et caractéristiques
Une pelouse calcaire ou pelouse calcicole fait partie de la catégorie des pelouses sèches. Il s'agit d'un sol sur roche-mère calcaire en milieu sec, favorisant une association de plantes vivant en structure stable de pelouse. Ce sont des formations végétales rases composées essentiellement de plantes herbacées vivaces, formant un tapis plus ou moins ouvert sur un sol assez épais, pauvre en éléments nutritifs.
Les pelouses calcaires se caractérisent par des conditions écologiques extrêmes :
- Sols superficiels (rendzines) sur substrat calcaire
- Forte perméabilité empêchant la rétention d'eau
- Exposition ensoleillée, généralement plein sud
- Pauvreté en nutriments (milieu oligotrophe)
- Sécheresse estivale marquée
Une origine agropastorale
Les pelouses calcaires sont nées d'un entretien pluriséculaire lié à un débroussaillage et à un pâturage mis en place par l'homme devenu sédentaire au Néolithique (environ 5000 ans avant J.-C.). Sans l'intervention humaine par le pâturage ou la fauche, ces milieux ouverts évolueraient naturellement vers le boisement en quelques décennies.
À Gommecourt, comme dans tout le Vexin, ces coteaux étaient autrefois occupés par des petites cultures, des vergers, vignes et pâturages. Les grappes de raisin sur les armoiries communales rappellent la culture de la vigne, autrefois présente sur les coteaux avant que le phylloxéra et les mutations économiques du XIXe siècle ne conduisent à son abandon progressif.
Une biodiversité exceptionnelle
Un hotspot de biodiversité végétale
470 espèces floristiques sont recensées dont 59 sont très rares à assez rares en Ile-de-France. Treize espèces sont protégées au niveau régional sur l'ensemble de la Réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine.
Près de 500 espèces y ont été recensées dont 14 sont protégées et une centaine rares ou assez rares en Ile-de-France dont le stipe penné, l'astragale de Montpellier ou la phalangère à fleur de lys.
Les plantes emblématiques des pelouses de Gommecourt
L'Astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus)
C'est une plante vivace poussant surtout dans le sud de la France et de l'Europe, mais qu'on peut rencontrer jusque dans la région parisienne, où elle est cependant rare. Cette légumineuse aux fleurs roses et aux feuilles composées de 21 à 41 folioles est largement représentée sur les coteaux de Gommecourt, témoignant du caractère méridional de la flore locale.
Le Stipe penné (Stipa pennata)
Sur les écorchés et les pinacles rocheux, les conditions deviennent encore plus restrictives. Ceux-ci peuvent accueillir des espèces d'affinité steppiques comme le stipe penné. Cette graminée aux longues arêtes plumeuses est caractéristique des pelouses les plus sèches.
La Phalangère à fleur de lis (Anthericum liliago)
Espèce protégée en Île-de-France, cette plante aux fleurs blanches étoilées apporte une touche d'élégance aux pelouses en début d'été.
Les orchidées : joyaux des pelouses
Les pelouses calcicoles comptent de nombreuses orchidées comme l'orchis mouche (Gymnadenia conopsea) et l'ophrys araignée (Ophrys aranifera) et d'autres espèces rares.
Ces plantes fascinantes ont développé des stratégies de pollinisation sophistiquées, certaines mimant l'apparence et l'odeur des insectes femelles pour attirer les mâles. Parmi les espèces observables sur les coteaux de Gommecourt :
- Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
- Ophrys abeille (Ophrys apifera)
- Orchis militaire (Orchis militaris)
- Orchis pourpre (Orchis purpurea)
Une faune remarquable
Les insectes : une diversité extraordinaire
L'entomofaune est le deuxième pôle d'intérêt majeur du site avec notamment 245 espèces de papillons recensées.
Parmi les espèces notables :
- Le Flambé (Iphiclides podalirius), grand papillon aux ailes striées de noir
- Le Bel-Argus (ou Azuré bleu-céleste), petit papillon aux ailes bleues éclatantes
- L'écaille chinée (Euplagia quadripunctaria), papillon inscrit parmi les espèces d'intérêt communautaire dans l'annexe II de la directive habitats
On y croise la cigale des montagnes, la mante religieuse ou le lézard vert qui s'épanouissent sur ces coteaux exposés plein sud.
Les oiseaux
Les milieux ouverts offerts par ces pelouses sont propices à l'accueil d'une avifaune rare et typique comme l'œdicnème criard. D'autres espèces remarquables fréquentent le site :
- Faucon pèlerin, nicheur sur les falaises
- Bondrée apivore
- Pie-grièche écorcheur
- Bruant zizi
Les reptiles
Le lézard vert occidental (Lacerta bilineata) trouve sur ces coteaux ensoleillés un habitat idéal. Espèce thermophile, sa présence témoigne du caractère méditerranéen du microclimat local.
L'impact historique sur le village de Gommecourt
Une agriculture adaptée aux contraintes du relief
Du Moyen Âge au XIXe siècle : la polyculture vivrière
Autrefois occupés par des petites cultures, des vergers, vignes et pâturages, ces coteaux ont été abandonnés progressivement au cours du XXe siècle. Pendant des siècles, les habitants de Gommecourt ont façonné ces pentes pour y développer une agriculture de subsistance.
La vigne, particulièrement bien adaptée aux coteaux calcaires exposés au sud, constituait une ressource importante. Les grappes de raisin rappellent la culture de la vigne dans les armoiries de la commune, témoignant de son importance historique. Cependant, la crise du phylloxéra à la fin du XIXe siècle, combinée à la concurrence des vignobles méridionaux après l'arrivée du chemin de fer, a conduit à l'abandon progressif de cette culture.
Les vergers complétaient ce paysage agricole, profitant de l'exposition favorable des coteaux.
Le pâturage ovin et caprin a longtemps été l'activité dominante sur les coteaux les plus pentus. Autrefois ces pelouses étaient en partie pâturées par les ovins. Les moutons et chèvres, confiés à un berger communal, parcouraient quotidiennement les coteaux, maintenant ainsi les milieux ouverts.
L'abandon progressif et ses conséquences (fin XIXe - XXe siècle)
L'exode rural, l'industrialisation et les mutations de l'agriculture française ont profondément transformé le paysage. À long terme, ces milieux peuvent être menacés de « fermeture » par l'embroussaillement et le boisement naturel.
Depuis, les broussailles et boisements s'installent. Afin de le préserver, le site fut classé en site Natura 2000 en 2001, puis en réserve naturelle en 2009.
Protection actuelle et gestion écologique
Un patrimoine reconnu et protégé
La Réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine
La réserve naturelle a été créée par un décret du 30 mars 2009. D'une superficie d'environ 268 hectares, elle couvre un linéaire de falaises de 8 km qui s'étend sur 3 communes du Val d'Oise : La Roche-Guyon, Haute-Isle et Vétheuil, et 2 communes des Yvelines : Bennecourt et Gommecourt.
La réserve naturelle est gérée par le Parc naturel régional du Vexin français.
Ces coteaux forment un vaste versant abrupt d'exposition sud sur lequel on trouve l'un des ensembles de pelouses calcaires les plus importants du bassin parisien tant par sa superficie et sa diversité que par son état de conservation.
Le site Natura 2000 "Coteaux et Boucles de la Seine"
La réserve naturelle nationale des coteaux de la Seine représentant environ 267 hectares est incluse dans le site Natura 2000 des « Coteaux et Boucles de la Seine » de 1 417 hectares (code FR1100797).
Ce site, désigné en 1999, fait partie des premiers sites pilotes du réseau Natura 2000 en France. Il témoigne de la reconnaissance européenne de l'importance écologique exceptionnelle des coteaux de Gommecourt et des communes voisines.
Gestion écologique moderne : le retour du pâturage
Pour maintenir les pelouses calcaires ouvertes et préserver leur biodiversité, une gestion active est indispensable.
Le pâturage conservatoire
La gestion fait appel à la fauche, ainsi qu'au pâturage de moutons et de chèvres. Cette méthode, qui réactualise les pratiques ancestrales, s'avère la plus efficace pour :
- Limiter la progression des arbustes et arbres
- Contrôler les graminées sociales envahissantes (brome dressé, brachypode penné)
- Maintenir la diversité floristique
- Créer une mosaïque de micro-habitats
Le choix des animaux est crucial. Le pâturage extensif est un des outils de gestion écologique, sans aucun objectif économique, touristique, ou pédagogique.
Les moutons sont privilégiés pour leur action de "tonte" de la végétation herbacée, tandis que les chèvres sont plus efficaces pour contrôler les ligneux (arbustes). L'utilisation de races rustiques anciennes, adaptées aux conditions difficiles des pelouses sèches, est préférable.
Les périodes d'intervention sont soigneusement planifiées pour respecter les cycles biologiques des espèces remarquables. Par exemple, certains sites ne peuvent accueillir un pâturage printanier en raison de la présence d'une plante rare qui fleurit en mai.
Les travaux de restauration
Sur les secteurs les plus embroussaillés, des chantiers de débroussaillage manuel ou mécanique sont nécessaires avant la réintroduction du pâturage. Ces opérations doivent être menées avec précaution pour ne pas endommager les espèces patrimoniales.
Intérêt actuel et perspectives d'avenir
Un réservoir de biodiversité face aux changements globaux
Pour des raisons géologiques, les pelouses calcicoles longent souvent des vallées, y formant des corridors biologiques de grande valeur et d'intérêt paysager. Ce sont des refuges pour de nombreuses espèces pionnières, par ailleurs importantes pour la résilience écologique des écosystèmes.
Dans le contexte du changement climatique, les pelouses calcaires de Gommecourt constituent :
- Un refuge pour les espèces thermophiles qui pourraient coloniser plus largement la région
- Un laboratoire naturel pour observer l'adaptation des écosystèmes
- Un réservoir génétique pour de nombreuses espèces rares
Un patrimoine paysager et culturel
Ces paysages ont ainsi inspiré Claude Monet, qui y a peint environ 150 peintures. Les coteaux de la Seine autour de Gommecourt ont attiré de nombreux artistes impressionnistes, fascinés par les jeux de lumière sur la craie blanche des falaises.
Valeur pédagogique et scientifique
Un sentier d'interprétation des Coteaux a été mis en place le long du GR 2 entre Chantemesle et Haute-Isle. Ce circuit de 2 km permet de découvrir tout l'intérêt écologique de la réserve naturelle.
Une table d'orientation est installée à Gommecourt, permettant de découvrir un panorama exceptionnel sur la vallée de la Seine.
Ces aménagements permettent au public de découvrir ce patrimoine naturel exceptionnel tout en respectant sa fragilité.
Les menaces actuelles
Malgré les protections mises en place, les pelouses calcaires de Gommecourt restent menacées :
-
La fermeture naturelle des milieux : Ces milieux à forte valeur écologique sont menacés par la fermeture naturelle du site par colonisation des ligneux ou de certaines Graminées
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La pression de fréquentation : La fréquentation humaine est de plus en plus forte sur certains secteurs, avec le développement de nouvelles pratiques sportives et de loisir pouvant porter atteinte au site (VTT, rave-party, et véhicules à moteur)
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Les espèces invasives : Quelques espèces envahissantes comme le cytise gagnent sur les formations herbacées
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Le changement climatique : Une menace majeure qui modifie profondément l'équilibre écologique de ces milieux fragiles
Changement climatique et biodiversité : un défi majeur
Un déclin alarmant des papillons
Les papillons diurnes, indicateurs sensibles de l'état de santé des pelouses calcaires, font l'objet de suivis scientifiques rigoureux à travers le protocole STERF (Suivi Temporel des Rhopalocères de France). Ce programme national, coordonné depuis 2021 par l'Office pour les insectes et leur environnement (OPIE), le Muséum national d'Histoire naturelle et Réserves Naturelles de France, permet de mesurer l'évolution des populations de papillons.
Les résultats sont préoccupants : les données du STERF contribuent à l'indicateur européen sur les papillons de prairies qui a révélé que ces espèces ont perdu la moitié de leurs effectifs en 20 ans en Europe. Cette chute spectaculaire témoigne de la dégradation généralisée des milieux ouverts comme les pelouses calcaires.
En Île-de-France, la Liste rouge régionale des Rhopalocères et Zygènes établie en 2016 a identifié plusieurs espèces en danger critique. Le Faune (Hipparchia statilinus), espèce thermophile emblématique, ne subsiste plus que sur les pelouses sableuses du massif de Fontainebleau, isolé de son aire principale de répartition. Son statut est désormais classé "En danger critique" dans la région.
Le suivi scientifique sur les Coteaux de la Seine
Bien que les gestionnaires de la Réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine mettent probablement en œuvre des protocoles de suivi (le STERF est utilisé dans de nombreuses réserves naturelles), les données spécifiques de comptage pour Gommecourt ne semblent pas avoir été publiées publiquement à ce jour.
Le protocole STERF consiste à compter tous les papillons le long d'un transect fixe de 5 mètres de largeur, d'avril à septembre, avec des passages réguliers. Cette méthode standardisée permet de détecter les variations de populations et d'évaluer l'efficacité des mesures de gestion comme le pâturage ou la fauche.
Les impacts du réchauffement climatique
Le changement climatique représente une menace majeure pour la biodiversité des pelouses calcaires, identifiée comme l'une des cinq grandes pressions pesant sur les écosystèmes aux côtés de l'artificialisation des sols, de la surexploitation, des pollutions et des espèces invasives.
Modifications des conditions écologiques
Le réchauffement climatique pourrait entraîner la menace d'extinction de 20 à 30% des espèces dans les décennies à venir. Pour les pelouses calcaires, déjà soumises à des conditions extrêmes de sécheresse et de chaleur, ces modifications posent plusieurs défis :
Sécheresses accentuées : Les pelouses calcaires, naturellement sèches en été, pourraient connaître des périodes de stress hydrique encore plus prolongées. Même les espèces adaptées à la sécheresse ont des limites de tolérance.
Modification des cycles biologiques : Le réchauffement peut décaler les périodes de floraison des plantes et l'émergence des insectes pollinisateurs, créant des désynchronisations préjudiciables. Certaines orchidées, dont le cycle de développement est complexe, pourraient être particulièrement vulnérables.
Déplacement des aires de répartition : Les espèces thermophiles (qui aiment la chaleur) présentes sur les coteaux pourraient migrer vers le nord ou en altitude. À l'inverse, de nouvelles espèces méridionales pourraient coloniser le site. Ce bouleversement de la composition floristique et faunistique modifierait profondément le caractère patrimonial actuel des pelouses.
Compétition accrue : Certaines espèces compétitrices ou invasives, favorisées par le réchauffement, pourraient progresser au détriment des espèces rares et spécialisées. Le risque de fermeture des milieux par colonisation ligneuse pourrait également s'accentuer.
Un patrimoine génétique menacé
Au-delà de la perte de biodiversité, c'est tout un patrimoine génétique qui risque de disparaître. Les populations isolées comme celles de Gommecourt constituent des réservoirs génétiques précieux, résultat de millénaires d'adaptation locale. Leur disparition serait irréversible.
Les pelouses calcaires, refuges climatiques ?
Paradoxalement, dans certains scénarios, les pelouses calcaires pourraient jouer un rôle de refuge pour des espèces thermophiles venues du sud. Leur exposition sud, leur microclimat chaud et sec pourraient en faire des avant-postes de colonisation pour des espèces méditerranéennes remontant vers le nord.
Les gestionnaires envisagent d'ailleurs certaines adaptations, comme la migration floristique assistée : l'introduction contrôlée d'espèces rares de pelouses calcaires provenant de populations plus méridionales pour anticiper leur migration naturelle et préserver la diversité génétique.
L'urgence d'agir
Face à ces menaces, la préservation active des pelouses calcaires de Gommecourt revêt une importance cruciale. Les actions de gestion par pâturage, le maintien de la mosaïque de milieux, et la lutte contre la fermeture des pelouses sont autant de leviers pour renforcer la résilience de ces écosystèmes face aux changements globaux.
Le suivi scientifique régulier, notamment par le protocole STERF, est essentiel pour détecter rapidement les changements en cours et adapter les mesures de conservation. Les citoyens naturalistes peuvent d'ailleurs contribuer à ces suivis en devenant observateurs bénévoles.
La protection de ces milieux remarquables ne concerne pas seulement la nature : elle touche aussi à notre patrimoine culturel, à notre bien-être et à notre capacité collective à préserver la richesse du vivant pour les générations futures
Conclusion
Les pelouses calcaires de Gommecourt représentent un patrimoine naturel d'une valeur inestimable, fruit de millénaires d'interactions entre l'homme et la nature. On y trouve l'un des ensembles de pelouses calcaires les plus importants du Bassin parisien caractérisé par une biodiversité et un état de conservation exceptionnels.
Ces milieux fragiles, aujourd'hui protégés et gérés avec soin, témoignent de l'importance de la préservation de notre patrimoine naturel et culturel. Ils nous rappellent également que la biodiversité exceptionnelle de certains milieux est souvent le résultat d'une gestion humaine traditionnelle respectueuse de la nature.
En visitant les coteaux de Gommecourt, en empruntant le GR2 ou en s'arrêtant à la table d'orientation, chacun peut découvrir et apprécier ce joyau écologique qui fait la fierté du Vexin français et de l'Île-de-France.
Sources et références
Sources scientifiques et institutionnelles
-
Atlas des paysages des Yvelines - DREAL Île-de-France
https://www.paysages.yvelines.developpement-durable.gouv.fr -
Agence régionale de la biodiversité Île-de-France - Fiche descriptive Réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine
https://www.arb-idf.fr -
INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) - Site Natura 2000 FR1100797
https://inpn.mnhn.fr/site/natura2000/FR1100797 -
Parc naturel régional du Vexin français - Natura 2000 Coteaux et Boucles de la Seine
https://sitesnatura2000duvexin.n2000.fr -
Val d'Oise Tourisme - Réserve naturelle nationale des Coteaux de la Seine
https://www.valdoise-tourisme.com -
Conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP)
Protocole d'évaluation de l'état de conservation des pelouses calcicoles franciliennes -
ARB Île-de-France - Liste rouge régionale des Rhopalocères et Zygènes d'Île-de-France (2016)
https://www.arb-idf.fr -
Vigie-Nature / STERF - Suivi Temporel des Rhopalocères de France
https://www.vigienature.fr/fr/suivi-temporel-des-rhopaloceres-de-france-sterf
https://sterf.mnhn.fr -
Office français de la biodiversité (OFB) - Le changement climatique
https://ofb.gouv.fr/le-changement-climatique -
Ministère de la Transition écologique - Les impacts du réchauffement climatique sur la biodiversité
https://www.ecologie.gouv.fr/impacts-du-rechauffement-climatique-sur-biodiversite -
Centre de ressources pour l'adaptation au changement climatique - La biodiversité : victime et solution du changement climatique
https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr -
Wikipédia - Articles "Gommecourt (Yvelines)", "Réserve naturelle nationale des coteaux de la Seine", "Pelouse calcaire", "Astragale de Montpellier", "STERF"
Ouvrages de référence
-
DEHONDT F., 1995 : Coteaux de la Roche-Guyon. Étude préalable à la création d'une réserve naturelle. Université Paris XI-Orsay. 146 p.
-
Plaquette d'information sur les pelouses calcicoles (Divers conservatoires d'espaces naturels)
Pour aller plus loin
-
Nature Yvelines - Blog naturaliste avec observations sur les Coteaux de la Seine
https://natureyvelines.wordpress.com -
Site officiel de Gommecourt
https://gommecourt.fr
Suggestions de médias pour illustrer l'article
Paysages et vues générales
-
Vue panoramique des coteaux depuis la table d'orientation de Gommecourt
- Recherche recommandée : Wikimedia Commons "Coteaux Seine Gommecourt" ou "La Roche-Guyon falaises"
- Alternative : Photo personnelle depuis le point de vue du Val Raux
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Les pinacles crayeux caractéristiques
- Wikimedia Commons : "Haute-Isle pinacles" ou "Coteaux craie Seine"
- Ces formations blanches emblématiques sont très photogéniques
-
Pelouse calcaire typique en été
- Wikimedia Commons : "pelouse calcaire" ou "prairie calcicole"
- Illustre l'aspect "jauni" caractéristique en période sèche
Flore remarquable
-
Astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus)
- Wikimedia Commons : nombreuses photos libres disponibles
- Exemple : https://commons.wikimedia.org/wiki/Astragalus_monspessulanus
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Ophrys abeille (Ophrys apifera)
- Wikimedia Commons : excellentes photos macro disponibles
- Exemple : https://commons.wikimedia.org/wiki/Ophrys_apifera
-
Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
- Wikimedia Commons : https://commons.wikimedia.org/wiki/Anacamptis_pyramidalis
-
Stipe penné (Stipa pennata)
- Ses longues arêtes plumeuses sont très caractéristiques
- Wikimedia Commons : https://commons.wikimedia.org/wiki/Stipa_pennata
Faune
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Lézard vert occidental (Lacerta bilineata)
- Wikimedia Commons : belles photos disponibles
- Animal emblématique des pelouses thermophiles
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Flambé (Iphiclides podalirius)
- Papillon spectaculaire facilement reconnaissable
- Wikimedia Commons : nombreuses photos de qualité
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Mante religieuse (Mantis religiosa)
- Espèce méridionale présente sur les coteaux
- Wikimedia Commons : photos libres disponibles
Gestion et conservation
-
Pâturage ovin sur pelouses calcaires
- Illustre la gestion conservatoire moderne
- Wikimedia Commons : "écopâturage pelouse" ou "moutons pelouse calcaire"
-
Panneau d'information de la Réserve naturelle
- Si vous pouvez photographier celui de Gommecourt
- Montre l'aspect pédagogique et la protection du site
Cartes et schémas
-
Carte géologique simplifiée du Bassin parisien
- Pour expliquer le contexte géologique
- BRGM ou ressources pédagogiques
-
Localisation de la Réserve naturelle et du site Natura 2000
- Carte extraite du Document d'Objectifs ou des sites institutionnels
- Possibilité de créer une carte simple avec OpenStreetMap
Iconographie historique
-
Gravure ou photo ancienne des coteaux de la Seine
- Archives départementales des Yvelines ou collections Gallica (BnF)
- Illustre l'aspect historique du paysage
-
Peinture de Monet des coteaux de Vétheuil ou La Roche-Guyon
- Domaine public (œuvres de plus de 70 ans)
- Illustre l'attrait artistique des paysages